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La présence d'hydrogène dans
un réseau métallique peut entraîner d'importantes
détériorations du métal avec chute catastrophique
de' ses propriétés mécaniques. Ces atomes
d'hydrogène ont pour origine : l'atmosphère environnante,
les procédés d'électrolyse et la corrosion électrochimique.
Une fois qu'il a pénétré dans le réseau,
l'atome d'hydrogène peut provoquer plusieurs types de dégâts
:
- précipitation sous forme d'hydrures : c'est le cas
du titane et d'autres métaux très réactifs
vis-à-vis
de l'hydrogène (Ta, Zr,.V, PCI...).
- recombinaison sous forme
d'hydrogène moléculaire :
lorsque le métal présente des défauts macroscopiques
ou microscopiques, les atomes d'hydrogène peuvent s'y recombiner.
On peut alors atteindre des pressions considérables qui
conduisent à des
cloques, des boursouflures, des cohésions en "marches
d'escalier" ou même des éclatements (hydrogen
blistering).
- fragilisation (hydrogen embrittlement) : par
interaction avec les dislocations du réseau, les atomes d'hydrogène
entraînent
une diminution importante de la capacité de déformation
plastique du métal qui devient fragile.
La rupture différée
des aciers en est l'exemple le plus classique.
Les moyens pour
prévenir
la fragilisation sont de réduire la vitesse de corrosion,
de modifier les conditions d'électrolyse, de changer l'alliage,
de souder convenablement, etc.
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