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La corrosion galvanique peut se définir
simplement par l'effet résultant du contact de deux métaux
ou alliages différents dans un environnement corrosif conducteur
: on utilise aussi le terme de bimétallisme.
Dans chaque solution, il est possible d'établir une "série
galvanique", c'est-à-dire un classement des différents
métaux et alliages en fonction de ce potentiel mesuré.
Lors d'un couplage entre deux métaux ou alliages différents,
il va s'établir un courant électronique entre eux
résultant du court-circuit formé. On observe généralement
un accroissement de la corrosion de l'alliage le moins noble et
diminution ou suppression de la corrosion de l'alliage le plus
noble.
La différence de potentiel indique le sens de la menace,
mais pas son ampleur, ce n'est donc pas le seul facteur à prendre
en compte. La conduction électrique du milieu, la température
sont aussi des facteurs importants.
En fonction des modifications de l'électrolyte, on peut
avoir des inversions dans la série des potentiels. Le zinc,
par exemple, recouvert de produits de corrosion, peut devenir plus "noble" que
le fer dans certaines eaux chaudes. L'étain peut devenir
moins "noble" que le fer dans les solutions d'acide organique
(problème des conserves alimentaires).
Pour un courant donné entre deux métaux différents,
la densité du courant et, par suite, la vitesse de dissolution
du métal le moins noble (anode) sera d'autant plus élevée
que cette anode sera de petite surface. L'utilisation de rapports
de surface défavorables
(SAnode/SCathode < 1) a conduit à des déboires très
coûteux et souvent spectaculaires.
Quelques moyens de lutte contre cette corrosion
: choisir des couples métalliques dont les éléments sont le plus proches
possible dans la série galvanique correspondante, éviter
un rapport de surface défavorable, éviter dans la mesure
du possible, à l'aide d'un joint, d'un isolant, d'un revêtement,
... le contact direct de deux métaux différents, etc.
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