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Ce type de corrosion se définit comme
un processus de développement de fissures, pouvant aller
jusqu'à la rupture complète de la pièce sous
l'action combinée d'une tension mécanique et d'un
milieu corrosif.
Ce sont les contraintes de tension, d'où le nom donné parfois à ce
mode de corrosion, qui sont dangereuses ; les contraintes de compression
exerçant au contraire une action protectrice.
La corrosion sous contrainte mécanique (CSC) se produit
la plupart du temps dans des milieux peu ou non agressifs à l'égard
du métal ou de l'al- liage en l'absence de toute contrainte
(par exemple eau et vapeur à haute température pour
les aciers inoxydables austénitiques).
Les pertes en poids sont généralement très
faibles et sans commune mesure avec l'ampleur des dégâts.
Cette forme de corrosion est de grande importance du point de vue
pratique : elle constitue un risque permanent dans de nombreuses
installations industrielles, tant sur le plan des incidences économiques
que sur les aspects sécuritaires (personnel, fiabilité des équipements,
respect de l'environnement).
On ne connaît pas de classe
de métaux ou alliages commerciaux qui y soit rigoureusement
insensible. Des matériaux comme le verre, les matières
plastiques, le caoutchouc sont aussi sujets, dans certaines conditions, à cette
forme d'attaque.
Les moyens pour réduire cette corrosion
sont l'élimination des contraintes résiduelles par
traitements thermiques de détente, l'épuration du
milieu, l'action sur le matériau ou l'état de surface
ou l'application des moyens de protection extérieurs : protection
cathodique, inhibiteurs ou revêtements.
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